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Jeud'IActu#4 : L’intelligence artificielle s’impose sur la scène internationale

  • Hector Bloch
  • 19 juin 2025
  • 3 min de lecture

Le 17 juin 2025, un pas symbolique a été franchi lors du sommet du G7 au Canada. Pour la première fois, les dirigeants des grandes puissances occidentales ont inscrit noir sur blanc l’intelligence artificielle parmi les grandes priorités stratégiques mondiales. L’IA, au même rang que la crise climatique ou la sécurité énergétique ? Ça mérite qu’on s’y attarde.


image créée par intelligence artificielle
image créée par intelligence artificielle

Commençons par ce qu’il s’est réellement passé. À Banff, au Canada, les chefs d’État des sept pays membres ont adopté une déclaration commune qui les engagent à renforcer la coopération en matière d’intelligence artificielle. Le texte évoque plusieurs choses. Premièrement, la mise en place de règles partagées pour encadrer les usages de l’IA surtout dans des domaines tels que la santé, la défense et l’énergie.

Deuxièmement, le soutien à des projets internationaux utilisant l’IA pour accélérer l’innovation.

Et dernièrement,  la volonté d’assurer un accès équitable aux technologies en IA, y compris pour les pays en développement.


Mais au-delà des formulations diplomatiques, ce texte acte un changement profond : les États ont pour objectif de piloter et de contrôler l’IA. Le sujet n’est plus cantonné aux laboratoires ou aux entreprises privées. Il devient un enjeu de gouvernance mondiale. Et cela pourrait bien modifier la façon dont les technologies émergentes seront développées et utilisées dans les années à venir.


Pourquoi l’IA devient-elle une telle priorité pour les États ?


Derrière cette prise de position, il y a une prise de conscience. Le principal avantage de l’IA c’est qu’elle  touche à tout : sécurité, économie, diplomatie, société. Elle peut servir à détecter une cyberattaque, optimiser un réseau électrique voire… manipuler une élection. (Notamment dans les pays où l'accès à l'information n'est pas aussi efficace qu'en occident : Afrique de L'Ouest, Inde...)

À l’échelle nationale, l’IA est perçue comme un levier de compétitivité et d’influence. Elle permet d’automatiser des tâches stratégiques, d’anticiper des crises et d’orienter des politiques publiques. Et à l’échelle internationale, elle devient un indicateur de puissance technologique. On comprend donc pourquoi chaque pays cherche aujourd’hui à protéger ses données et développer ses propres modèles d’IA.


Les grandes puissances le savent : celui qui prend l’avance technologique aujourd’hui pourrait bien fixer les règles du jeu demain.


Quel futur se dessine avec cette nouvelle donne ?


Cette reconnaissance de l’IA au sommet du G7 ouvre la voie à de nouveaux débats. Faut-il un traité international sur l’intelligence artificielle ? Peut-on vraiment encadrer une technologie qui évolue aussi vite ? Et que faire pour que les pays du Sud ne soient pas laissés de côté ?

Certaines pistes existent déjà. Avec l’Union européenne et l’AI Act* ou encore avec les États-Unis qui nouent des partenariats stratégiques avec leurs alliés. Mais la difficulté reste la même : avancer vite, sans précipitation est un enjeu immense. Sans oublier que ce sont nos libertés et notre confiance collective qui sont en jeu.


Chez Domatec.IA, on continue de suivre de près ces évolutions pour vous aider à en comprendre les enjeux. Car c’est aussi à travers ces grandes décisions politiques que se dessine le futur de nos outils et de nos métiers.


N’hésitez pas à suivre notre compte et à partager ce Jeud’IActu si cet article vous a plu !

À jeudi prochain !


*AI Act : réglementation européenne visant à encadrer le développement et l’usage de l’intelligence artificielle selon un système de risques. Il impose des obligations strictes pour les IA les plus sensibles, tout en favorisant l’innovation responsable.

 
 
 

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